Biggie Smalls 9 mars 1997 – 9 Mars 2016

Christopher Wallace est né le 21 Mai 1972 à Brooklyn, fils de Violetta Wallace et George Letore. De ce dernier, il ne saura pas grand-chose, car il abandonne rapidement sa mère. Les deux parents sont originaires de Jamaïque. «Big Chris» grandit à St. James Place, dans un quartier autrefois connu sous le nom de Bedford-Stuyvesant et dès son adolescence il commence à vendre de la drogue. Après avoir passé neuf mois en prison à l’âge de 17 ans, il préfère se tourner vers la musique, sous le nom de «Biggie Smalls», surnom emprunté à un personnage du film   »Let’s Do It Again  » avec Sidney Poitier et Bill Cosby; les ayants droit du film allaient bientôt le contraindre à changer de nom et à adopter celui de Notorious BIG.

Il réalise alors  une démo avec un DJ du coin, Hit Man 50 Grand et qui a le bon goût de plaire à Mister Cee, arbitre des Rap Batlles du coins , qui la fait passer à Matteo Capoluongo (Matty C), qui s’occupe alors de la rubrique Unsigned Hype, consacrée aux artistes pas encore signés, au sein du magazine ( The Source ) rubrique qui cartonne a l’epoque.  En mars 1992, le jeune Christopher  Wallace, alors âgé 19 ans se retrouve en photo dans les pages de ce journal très réputé et veritable reference et Bible du Hip Hop en son temps.

Il attire l’attention d’un jeune manageur en herbe, Sean «Puffy» Combs qui apres avoir quitter Uptown Record ou en temps que stagiaire il s’est illustre en decouvrant des talents comme (Mary.J Blige et Jodecie ), il reve de monter son propre Label de Musique et cherche des perles rares.

En 1993, les 2 debute leur collaboration avec  un premier titre, Party and Bullshit qui  fait partie de la bande originale du film Who’s The Man ? de Doctor Dré (un autre , pas Dr Dre ) et Ed Lover.  Party and Bullshit crédité sous le simple nom de BIG, fait directement sensation.

 

Quand Ready to Die sort enfin, le 13 septembre 1994, le buzz autour de l’album et de son auteur est déjà assourdissant; venant de Brooklyn, adoubé par un nombre toujours croissant d’artistes de référence, B.I.G. apparaît comme le digne successeur de la lignée des rois du rap de New York. Les premières chroniques sont élogieuses: The Source  décrit l’album comme «une bombe débile et malsaine». Même Rolling Stone, pourtant rétif au rap, lui donne 4 étoiles.

 

Pour un premier album, Ready to Die est pourtant loin de s’aventurer en terre inconnu. Les critiques louent l’ambivalence avec laquelle Biggie narre ses histoires  urbaines, mais le mythique groupe de Rap  »Geto Boys » avec (Mind Playing Tricks On Me) avaient déjà arpenté le même bitume quelques années auparavant. Comme son contemporain et compatriote Nas, Biggie était issu d’une génération nourrie au rap comme aucune autre ne l’avait été avant. Christopher Wallace avait grandi avec Run-DMC, Big Daddy Kane et Rakim.

 

La génération précédente avait grandi dans une période où le hip-hop était une sous-culture, mais la génération de Biggie avait grandi dans une période où le rap était entré dans la culture populaire, ce qui changeait tout. Il était parfaitement imprégné de ce style musical, n’ignorait rien de ses traditions qu’il entendait bonifier.Quand Ready to Die fut disque de platine, le MC le plus en vogue de New York devint soudainement une des plus grandes stars de la musique pop dans le monde.

 

Des années après la sortie de Ready to Die, Combs rapportait à quel point il avait été, au départ, difficile de contraindre l’auteur à faire en sorte que son travail ressemble à une chanson:

«A la base, B.I.G. écrivait des textes incroyables, longs parfois de dix minutes, sans structure, sans refrain –il détruisait juste le micro qui, après son passage n’était plus qu’une machine fumante.»

 

1995 allait être l’année de Biggie Smalls.  »Big Poppa » fut un immense succès en radio et B.I.G. supervisa la sortie de (Conspirancy ) l’album de Junior M.A.F.I.A., en apparaissant sur deux des plus gros succès du disque: Get Money  et  »Player Anthem  » (avec  les meilleures paroles que Biggie ait jamais écrites d’apres les puristes ), On le voyait sur MTV, en couverture des journaux. C’est cette année-là aussi que grandit sa rivalité avec Tupac Shakur et Death Row Records , beaucoup considere cette periode 95′- 2000′ comme l’age d’or du Rap.

Quand Biggie fut assassiné, au petit matin du 9 mars 1997, dans des circonstances proches de celles de la mort de Tupac , ce meurtre apparut comme le point culminant  de l’histoir du hip hop , son beef avec Tupac et son label Bad-Boys versus Death Row , la East  Coast & West Coast Mania aura change la face du Hip Hop,  et a tors ou a  raison definitivement popularise  cette culture au Monde.

Il ne fait aucune doute que Biggie était obsédé par la mort et qu’elle le terrifiait: peu après la sortie de Ready to Die, il déclara à un journaliste qu’il avait «peur qu’on lui fasse sauter la cervelle».

Les personnes qui détestaient le rap agitaient des t-shirts ensanglantés en se réjouissant de le détester et la réprobation était générale. Apres  le meutre de 2Pac qui de son vivant avait cristalliser toute l’attention d’une societe americaine puriste et hypocrite , la mort de biggie sonnait pour beaucoup comme un Ouff de soulagement la fin d’un cauchemard appele Gangsta Rap.

Mais pour beaucoup d’autres le deces de ses 2 icônes du rap, a rappelé celui de 2 héros de la lutte des droits civils aux États Unis  » Martin luther king et Malcolm X »  comme eux Biggie et Pac étaient Noir, furent Assassine, et ils étaient les voix de leurs communautés, de toutes les minorités délaisser dans ce que le système américain a appele Project ( entendes par là, ghetto, cite, township).

 

La mort tragique de Biggie provoqua une série de débats sur les maux de la société américaine.  Christopher Wallace était peut-être, comme le disait Nina Simone, «jeune, talentueux et noir», mais pour la plupart des gens, il n’était qu’un rappeur ou un gangsta, si tant est que ces gens fassent une différence entre les deux. Quelles qu’aient été les forces qui se réunirent pour ôter la vie d’un jeune homme de 24 ans aussi incroyablement doué, il est certain que son art n’en faisait pas partie, quand bien même la majorité préférait ne pas voir plus loin. A ce jour, son meurtre comme celui de 2Pac demeure toujours non élucidé.

 

Mais en mourant, il est devenu immortel. Le double album qui suivit Ready to Die sortit deux semaines après sa mort, baptisé Life After Death  (coïncidence morbide), se vendit à plus de 10 millions d’exemplaires et produisit une série de numéros 1 dans les charts.

Les compliments se mirent à pleuvoir sur Biggie au point de devenir des gimmicks. En 1998, Talib Kweli se souvenait ainsi que «Pac et Biggie étaient cools avant de devenir des martyrs». En 2001, Jay Z déclarait: «Si je ne suis pas meilleur que Biggie, je suis celui qui s’en rapproche le plus.»

Vingt ans après la sortie de Ready to Die, Christopher Wallace est toujours la plus grande star du rap ,comme il nous avait dit qu’il le serait , cette affirmation se resumerait en cette celebre citation de Mohamed Ali :

 »I’am the Greatest i said that , even before i knew i was  » je suis le meilleur, je l’ai dit bien avant même de savoir que je le serais.

 

Ralph Maxwell Hega

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